Généralistes : un choix heureux pour l’ECN !

170615 CP ReAGJIR – Généraliste et heureux

Lieu commun : « Les jeunes médecins n’ont plus la vocation. »

Et si on pouvait être généraliste et heureux ?

Paris, le 15 juin 2017. A l’approche des ECN, Épreuves Classantes Nationales qui permettent aux étudiants en médecine de choisir leur spécialité et leur lieu d’exercice, qui se tiendront du 19 au 23 juin 2017, ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), souhaite casser les clichés et lieux communs redondants sur une jeune génération qui n’aurait pas la vocation, ne serait pas disponible, ne voudrait pas s’installer, etc.

Être médecin généraliste, une vocation avant tout

Quelle que soit la spécialité choisie, les études de médecine sont longues et difficiles. En France, il faut au moins 9 ans d’études pour arriver en fin de cursus. Le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR, explique : « La plupart des médecins généralistes choisissent cette voie car ils ont envie de pratiquer cette médecine de premier recours et de suivre des patients, des familles toute leur vie. Certes, il faut s’accrocher pour réussir ses études mais, une fois que l’on a passé l’internat, un large choix d’installation s’offre à nous, laissant une grande liberté pour mener la vie que l’on souhaite : libéral en cabinet seul ou à plusieurs, libéral en maison ou pôle de santé, salarié en centre de santé, avec un exercice mixte libéral-salarié… Avec les besoins de santé des Français aujourd’hui et une population vieillissante, les possibilités sont très nombreuses. D’autant que les 5 années à venir vont être plus difficiles avec un nombre de généralistes en baisse. »

Le CNOM a réalisé une enquête publiée en 2016 (dans son Atlas de la démographie médicale), menée auprès de 2732 étudiants de 2e et 3e cycle, qui révèle que 66 % des étudiants interrogés ont opté pour la médecine générale après avoir effectué un stage dans cette spécialité en 2e cycle, et ces jeunes médecins souhaitent, à terme, exercer en libéral pour 58 % d’entre eux. Parmi tous les répondants, 60 % ont choisi d’exercer la médecine générale. Massivement, le stage a donné envie de faire médecine générale et plus spécifiquement pour les 3e cycle et les fins de cursus (84 %). Il est alors étonnant de constater le manque de généralistes sur le terrain, une des rares spécialités en baisse (-8,4 % depuis 2007).

La médecine générale, une filière mal connue

« Le gros problème de la médecine générale, c’est que les étudiants la connaissaient mal avant d’être sur le terrain une fois qu’ils ont choisi cette filière. Aujourd’hui, une fois spécialisés dans cette voie, ils doivent effectuer un seul stage de 6 mois en dehors de l’hôpital sur leurs 3 années de formation. C’est trop peu ! Comment pouvaient-ils appréhender leur futur métier ainsi ? », détaille le Dr. Sophie AUGROS. « Heureusement, la maquette du futur DES de Médecine Générale parue au JO du 28 avril 2017 change cela avec 4 stages réalisés chez le praticien : 1 semestre dans la phase socle et 3 dans la phase d’apprentissage (stage en santé de la femme, stage en santé de l’enfant, stage en soins premiers en autonomie supervisé (SASPAS ou stage chez le praticien de 2e niveau)). Un grand pas en avant pour la médecine générale. »

La filière médecine générale est une voie d’épanouissement professionnel comme les autres, où il reste cependant quelques points perfectibles que ReAGJIR souhaite faire connaître aux plus hauts niveaux :
• sensibiliser plus tôt et plus régulièrement les étudiants en médecine aux réalités du terrain en augmentant le nombre de stages obligatoires en ambulatoire lors de leur formation,
• augmenter le nombre de terrains de stages et d’enseignants en médecine générale (maîtres de stage, chefs de clinique, maîtres de conférences ou professeurs des universités),
• reconnaître véritablement la médecine générale comme une spécialité à part entière (c’est officiellement le cas depuis 10 ans) en promouvant cette filière, et en la faisant mieux connaître dans les amphithéâtres dès les premières années de médecine et auprès du grand public,
• favoriser la diversité d’origine des étudiants…

Des généralistes heureux, ça existe !

« Nous en avions marre d’entendre les gens critiquer les médecins, parfois même les médecins entre eux : les vieux contre les jeunes, les spécialistes contre les généralistes… Nous sommes tous confrères et faisons nos choix, que chacun se doit de respecter. », clame le Dr. Sophie AUGROS. « Et avec des lieux communs à tout-va, comment un étudiant en médecine pourrait-il se décider à choisir médecine générale, ou après à s’installer ? » ReAGJIR a alors créé un blog où de jeunes généralistes peuvent s’exprimer librement, partager des expériences professionnelles et peut-être ainsi rassurer les jeunes générations qui arrivent : https://jesuisjeunegeneraliste.reagjir.fr/

« Les jeunes médecins généralistes continuent de s’installer car ils aiment leur métier et qu’ils veulent soigner les gens, prendre soin de leurs patients ! Je travaille avec 4 confrères plus âgés qui partagent la même vision de la médecine que moi, c’est à dire que l’on soigne des personnes de tous les âges, de toutes confessions, de tous milieux sociaux… On essaie de les voir dans leur globalité et de faire au mieux, de les accompagner au cours de leur vie avec leur famille. C’EST ÇA ÊTRE MÉDECIN GÉNÉRALISTE !! », témoigne le Dr V.F. sur le blog.

« Je suis le premier à dire que [l’installation en libéral] pourrait être plus simple, mais quand l’objectif final est d’exercer la médecine générale telle que je l’entends, ça ne me paraît pas la mer à boire. Être son propre « patron » en libéral, c’est tout de même ÇA le point positif ! Ce sont également les possibilités d’évolution qui me séduisent : définir un projet de santé en commun avec mes associés, voir un pôle de santé un jour pour pouvoir évaluer notre impact en termes de santé de population. Je trouve que la prévention doit être le cœur de notre métier et pour ça il faut prendre un peu de recul. J’ai décidé de prendre ce recul dans mon exercice avec une plage horaire d’une demi-journée par semaine (mercredi matin) sans voir de patients et des réunions avec mes associés régulièrement. Ce recul, c’est aussi ne pas passer 80 heures par semaine au boulot et garder une vie personnelle épanouie […] ! Je m’engage de manière réfléchie et délibérée dans ma première installation : quel challenge ! Quelle fierté ! Même si je n’ai que peu de recul sur cette installation, j’espère que vous aurez compris le message principal : c’est passionnant. Après mon parcours, je n’envisage pas de pratiquer la médecine générale autrement qu’en libéral, au plus proche des patients, comme médecin de famille. », raconte le Dr. C.D. sur jesuisjeunegeneraliste.reagjir.fr.

« Les étudiants qui passent les ECN dans quelques semaines doivent avant tout s’écouter quand ils verront leur classement. Nombre de confrères, très bien placés, ont choisi la médecine générale pour suivre des familles, des vies entières, parfois même en s’installant dans des zones déficitaires ! Et ils sont aujourd’hui heureux de leur exercice et ne regrettent pas leur choix. », conclut le Dr. Sophie AUGROS.

 

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com

La feuille de route prescrite par les jeunes généralistes

170517 CP ReAGJIR – Agnès Buzyn nommée à la Santé

Paris, le 17 mai 2017. Le président de la République Emmanuel MACRON, sur proposition du Premier ministre Edouard PHILIPPE, vient de nommer Agnès BUZYN au poste de ministre des Solidarités et de la Santé. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), souhaite rappeler à la nouvelle ministre les 4 chantiers majeurs sur lesquels il lui semble urgent d’intervenir en priorité.

Protection sociale et déserts médicaux : améliorer l’un pour enrayer l’autre

Dans un premier temps, ReAGJIR souhaite interpeller la nouvelle ministre sur la protection sociale des jeunes médecins, qui est une aberration ! Le système de prévoyance n’offre tout simplement aucune couverture aux remplaçants non thésés et un délai de carence de 90 jours en cas d’arrêt maladie pour les médecins installés. Quelle autre profession doit être malade pendant 3 mois consécutifs avant de pouvoir prétendre à une protection sociale ? Le syndicat souhaite attirer l’attention d’Agnès BUZYN sur cette précarité, qui contribue à renforcer les déserts médicaux puisque cela constitue un frein sérieux à l’installation en libéral. Il est grand temps de réformer la protection sociale des professions libérales, comme Emmanuel MACRON l’a souhaité lors de la campagne présidentielle afin que l’égalité si chère aux valeurs françaises s’applique aux médecins par un système de prévoyance et de retraite solidaire. « Cela devra être, pour nous, une des priorités de la nouvelle ministre. Tous les jours, nous aidons et conseillons nos adhérents sur des problèmes liés à la précarité de leur protection sociale. Il est temps de régler cela. », explique le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR.

Le pluri-professionnel : une clef de voûte à bâtir

Le deuxième axe important et porté entre autres par ReAGJIR est l’ouverture au travail pluri-professionnel. En France, le constat est unanime : la population est vieillissante et la désertification médicale ne cesse d’augmenter. Les acteurs du système de santé se sont réunis à plusieurs reprises pour réfléchir aux moyens de panser cette réalité et trouver ensemble des solutions efficaces et pérennes. L’exercice de groupe et la délégation de tâches sont alors apparus comme des prérequis à la médecine de demain.

Actuellement, de plus en plus de médecins se dirigent vers l’exercice à plusieurs. Cela permet de mutualiser les moyens et certains postes de dépenses (comme avoir un secrétariat commun), mais cela permet surtout de garantir la continuité des soins. Le syndicat ReAGJIR se positionne aussi pour une délégation de certaines tâches historiquement attribuées aux médecins mais qui pourraient tout à fait être prises en charge par d’autres professionnels de santé, ce qui libérera du temps médical au praticien qu’il pourra investir auprès de ses patients. Evidemment cette meilleure collaboration entre professionnels de santé à tous les niveaux doit être pensée pour que tous s’y retrouvent. Le Dr. Sophie AUGROS ajoute : « On pourrait déjà commencer dans un premier temps par s’inspirer des initiatives locales qui fonctionnent bien. »

La rémunération des médecins : la diversification s’impose

Le syndicat des jeunes généralistes n’a eu de cesse de le répéter : l’exercice des médecins a évolué et la rémunération doit suivre et être repensée ! « En effet, au-delà de l’exercice, les types de prises en charge se sont eux aussi diversifiés et il est logique que la rémunération corresponde à la pratique. Le paiement à l’acte n’a plus lieu d’être dans la mesure où il ne correspond plus à la réalité du métier. », explique le Dr. Sophie AUGROS. La solution proposée par ReAGJIR serait d’établir un mode de rémunération pour chaque mission. Des avancées ont déjà vu le jour mais pour le syndicat ce sont des « demi-mesures » car elles ne concernent jamais la totalité des médecins et de leurs missions.

Le 1er mai dernier, la consultation est passée de 23€ à 25€. Bien que la profession s’en soit félicitée, il faut garder en tête que repenser la rémunération ne signifie pas, pour la jeune génération, l’augmenter mais bel est bien la réinventer pour la faire correspondre aux différentes missions du généraliste de premier recours.

Accès aux soins pour tous : une priorité à mettre en marche

La problématique de l’accès aux soins est double : à la fois géographique et économique.

En fonction de leur lieu de résidence, certaines personnes ont du mal à trouver un médecin rapidement. Cela peut être dû à une surcharge d’activité du praticien ou encore au fait que le médecin le plus proche soit loin. La répartition des médecins sur le territoire français n’est pas optimale. « Pour autant il est prouvé qu’obliger un médecin à s’installer à un endroit ne règlera pas le problème. Nos voisins belges et allemands ont tenté d’instaurer des mesures coercitives qui ont débouché sur la fuite des médecins et des étudiants en médecine. », rapporte le Dr. Sophie AUGROS. ReAGJIR rappelle une chose simple : un bon médecin est un médecin heureux. Et le syndicat a mené une réflexion dans ce sens qui a débouché sur des solutions pour améliorer l’organisation des soins sur l’ensemble du territoire, à commencer par l’ouverture des études.

En ce qui concerne les difficultés financières d’accès aux soins, ReAGJIR rappelle son attachement aux trois principes fondateurs de notre système de santé : accès universel aux droits à la santé, aux soins selon les besoins du patient et non pas selon ses moyens et un système de santé solidaire. Ces valeurs devront sous-tendre toute réforme à venir. De plus, les jeunes généralistes se tiennent prêt à relever le défi de la prévention pour lutter, notamment, contre les inégalités sociales de santé qui se sont encore accrues d’après le dernier rapport de la Drees : les inégalités sociales de mortalité par exemple se creusent légèrement sur la période 2009-2013, pour l’écart d’espérance de vie à 35 ans entre cadres et ouvriers par rapport à la période 2000-2008.[1]

« Nous nous réjouissons de connaître le nom de la nouvelle ministre en charge de la Santé et espérons vivement être entendus. Les chantiers à réaliser sont nombreux et nous souhaitons pouvoir y participer en faisant entendre la voix de la jeune génération de médecins. Ce sont les 5 prochaines années qui seront les plus difficiles en matière de démographie médicale : il est plus que temps d’agir et nous voulons aider. Emmanuel Macron a annoncé vouloir investir 5 milliards d’euros dans la santé, preuve de son intérêt pour le secteur. Espérons que des actes concrets, en concertation avec la profession, suivront. », conclut le Dr. Sophie AUGROS.

Pour aller plus loin : le ministère de l’Enseignement supérieur est aussi sollicité par les généralistes. En effet, la médecine générale comme spécialité enseignée à l’Université vient de fêter ses 10 ans mais de nombreux problèmes demeurent. Par exemple, le nombre et le statut des chefs de clinique de médecine générale restent encore sujet à caution et méritent toute l’attention du ministre. De plus, encore récemment, ReAGJIR dénonçait le refus par certaines facultés de médecine de rémunérer des maîtres de stage des universités de médecine générale.

Si le problème peut sembler anecdotique pour certains, il est primordial et va bien plus loin : « Cette attitude illégale et irrespectueuse de la maîtrise de stage semble maintenant s’étendre à la majorité des facultés de médecine. », s’inquiète le Dr. Sophie AUGROS. « Sans doute sont-elles encouragées par l’absence de clarification ou de pénalités. Après les premiers cas rapportés il y a six ans, le phénomène prend une ampleur inquiétante. Il est impossible que nous laissions passer de telles pratiques ! ».

ReAGJIR demande donc au nouveau ministre de l’Enseignement supérieur de se saisir de ces dossiers et d’accepter, enfin, d’ouvrir le dialogue avec les jeunes généralistes.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com

[1] Synthèse de l’état de santé de la population en France – 2017, graphique 3, page 22, url : http://drees.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/synthese-2.pdf

Congrès 2017

Les 6e Rencontres Nationales de ReAGJIR auront lieu les 7 et 8 décembre 2017.
À vos agendas !

Nous nous retrouverons au Palais des Papes d’Avignon (oui, oui, vous avez bien lu, DANS le Palais des Papes !), pour partager et échanger entre jeunes généralistes.

Remplaçants, installés, chefs de clinique, internes : vous êtes tous les bienvenus !

Une soirée sera organisée le jeudi soir, pour faire connaissance.

Les inscriptions ouvriront bientôt. À suivre…

Praticien Territorial Médical de Remplacement

Enfin un décret pour ce contrat qui contribue à lutter contre la désertification médicale

Paris, le 4 mai 2017. Prévu dans le PLFSS[i] 2017, le contrat PTMR (Praticien Territorial Médical de Remplacement) a pour but d’inciter les médecins remplaçants à s’installer en zone sous-dotée. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), qui défendait depuis de nombreuses années ce dispositif, se réjouit de la parution au Journal Officiel[ii] du décret tant attendu par les remplaçants pour une application concrète.

Qu’est-ce que le contrat de PTMR ?

« Après plus de 5 mois d’attente, nous savons enfin à quoi va ressembler ce nouveau contrat très attendu d’une partie des remplaçants. », explique le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR. Concrètement il s’agit d’un contrat signé pour une durée d’un an avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), et renouvelable jusqu’à six fois, mis en place par les ARS selon les besoins locaux pour lutter concrètement contre la désertification médicale. Le PTMR ne concerne que la population des remplaçants, qu’ils soient non thésés ou thésés depuis moins de 3 ans. « Une des bonnes nouvelles dans ce PTMR est la protection prévoyance, maternité et paternité comme celle du contrat PTMG[iii]. Très chère aux remplaçants, généralement mal couverts, cette protection est rassurante pour la stabilité de leur exercice, d’autant qu’il n’existe pas de seuil pour cette prévoyance. », précise le Dr. AUGROS. « Un autre atout non négligeable qui tient compte des attentes des jeunes : il existe aussi dans le PTMR un service d’appui à la gestion du remplacement. Nos structures régionales sont prêtes pour assumer ce service conjointement avec les ARS. »

Un avantage soumis à des conditions irréalisables

Seule ombre au tableau, le PTMR propose une compensation financière pour le temps non remplacé dans l’année, un avantage comparable aux congés payés des salariés, soumis à des conditions inatteignables. Il s’agit concrètement d’un forfait donné en fin d’année sous condition d’un minimum d’activité de 2 500 consultations dans l’année. Deux niveaux d’indemnités existent ainsi : entre 2 500 et 5 000 consultations dans l’année, et plus de 5 000. Sophie AUGROS explique : « 5 000 consultations réalisées pendant l’année correspondent à 25 consultations par jour, en travaillant 5 jours par semaine pendant 40 semaines, un objectif difficilement réalisable et qui risque de pousser à de la médecine d’abattage que nous refusons. Une récente étude[iv] montre d’ailleurs que les généralistes réalisent en moyenne 22 consultations par jour sur 6 heures (sans compter le travail annexe), pour un total de 31 heures de consultations pour 50 heures de travail par semaine en moyenne. » Dans le cas où le nombre de consultations serait supérieur à 5 000 par an, l’indemnité sera de 5 000 €. Si le remplaçant sous contrat PTMR compte entre 2 500 et 5 000 consultations à l’année, il se verra délivrer une indemnité de 2 500 €.

« Le point négatif de ce système forfaitaire est que ce nombre de consultations ne prend pas en compte les remplacements réalisés en permanence de soins, ce que beaucoup font pourtant. », déplore le Dr. AUGROS. « Pour donner un exemple parlant, les médecins installés réalisent aujourd’hui en moyenne 3 000 à 4 000 consultations par an[iv]. Comment un remplaçant pourrait-il faire plus (alors que les patients ont plutôt tendance à attendre le retour de leur médecin traitant) si ce n’est en raccourcissant le temps passé avec son patient ou augmentant les plages de consultation, ce qui est normalement interdit dans les contrats de remplacement ? », s’inquiète-t-elle.

Ce contrat PTMR est un succès en demi-teinte pour ReAGJIR : « Le contrat PTMR était très attendu par les remplaçants et offre une prévoyance dont nous nous réjouissons, preuve que les souhaits de la jeune génération de médecins ont été entendus. Cela permettra aux remplaçants de sécuriser leur exercice et de découvrir sereinement des territoires en déficit de médecins généralistes en vue d’une future installation. Une mesure qui va dans le bon sens. Le point noir de ce contrat reste le complément de revenu proposé qui est soumis à des conditions inatteignables ou au détriment d’une médecine de qualité. Il nous semble nécessaire d’évaluer le nombre de remplaçants qui arriveront à en bénéficier pour voir s’il n’est pas plus raisonnable de baisser le seuil du nombre de consultations à réaliser dans l’année. »

 

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com
ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire.

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Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com

[1] « Activités et prescriptions », Amelie.fr, url : http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/statistiques-et-publications/donnees-statistiques/professionnels-de-sante-liberaux/activite-et-prescriptions/activite-des-medecins.php
[i] Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017, voté définitivement par le Parlement le 5 décembre 2016
[ii] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034566872&dateTexte=&categorieLien=id
[iii] Praticien Territorial de Médecine Générale, contrat d’une durée d’un an renouvelable une fois qui prévoit l’installation temporaire d’un jeune généraliste en zone sous-dotée moyennant une couverture sociale avantageuse et l’assurance d’un revenu minimum.
[iv] Enquête Doctolib – Avril 2017, réalisée à partir de données anonymisées de 20 000 médecins, dont 2 480 médecins généralistes, sur une période d’un an (du 1er mai 2016 au 26 avril 2017).

Médecine générale : consultation à 25 €

Qu’est-ce qui change ?

Paris, le 27 avril 2017. Le mois de mai marque un tournant : la convention médicale entrée en vigueur au 1er janvier dernier prévoit la revalorisation du tarif de la consultation chez le généraliste à partir du 1er mai. À cela s’ajoutent deux nouveaux paiements qui font eux aussi leur entrée. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes professionnels de cette spécialité (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), fait le point sur ce qui va changer, et pour qui.

Pour les patients, quoi de neuf à partir du 1er mai 2017 ?

Une des mesures centrales de la convention médicale prévoit notamment que le rendez-vous chez le médecin généraliste de secteur 1[1] passe de 23 à 25 € pour les adultes et à 30 € pour les enfants de moins de 6 ans. Ces augmentations ne sont pas les seules nouveautés : la convention prévoit aussi la création de nouveaux tarifs (48 et 60 €) proportionnels à la complexité de la consultation

Concrètement, qu’est-ce que cela change pour le patient ?

Pour la grande majorité des Français, qui ont une mutuelle, cela ne change absolument rien dans la mesure où la prise en charge reste la même. Les complémentaires santé continueront de rembourser environ 30 % du montant de la consultation, et la caisse primaire un peu moins de 70 %. Comme aujourd’hui, seul le ticket modérateur de 1 € restera à la charge du patient.

Par contre, pour les plus de 3 millions de Français qui n’ont pas de mutuelle (soit environ 5 % de la population) la hausse de 2 € de la consultation se traduira par un reste à charge de 0,60 € supplémentaires à chaque rendez-vous chez le généraliste.

Deux nouveaux tarifs entrent en vigueur, et se rattachent à des cas particuliers :
· 48 € pour les consultations complexes comme la première visite concernant la contraception, une pathologie complexe et/ou chronique telle que le diabète gestationnel, l’épilepsie ou la maladie de Parkinson.
· 60 € pour les consultations très complexes pendant lesquelles le médecin doit annoncer une maladie grave comme un cancer, une malformation…

Pour ces deux derniers tarifs, le remboursement sera intégral pour les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes en affection de longue durée (ALD), les bénéficiaires de la CMU, de l’AME… soit la grande majorité des patients ayant recours aux consultations longues ou complexes.

Le Dr. Sophie Augros, Présidente de ReAGJIR ajoute que « d’autres augmentations de tarif seront échelonnées au cours de l’année à venir. Par exemple, au 1er juillet, les consultations avec un enjeu de santé publique passeront à 39 €, puis 46 € à partir du 1er novembre ».

Pour les jeunes médecins, une évolution intéressante mais partielle

Alors que le tarif de la consultation était resté inchangé depuis 2011, les médecins généralistes se félicitent du passage de la consultation à 25 € qui n’est autre qu’une reconnaissance de leur travail.

De plus, pour ReAGJIR la création des deux nouveaux tarifs va dans le sens de l’une de ses revendications qui est de diversifier le mode de rémunération des médecins afin qu’il corresponde aux tâches effectuées.

Pour le syndicat des jeunes médecins généralistes, « diversification » n’est pas un synonyme « d’augmentation », il s’agit avant tout de rémunérer différemment. Pour eux, la convention médicale ne va pas assez loin et ils espèrent que la prochaine repensera le paiement de l’ensemble des pratiques.

« Augmenter le prix de la consultation est une avancée qui a le mérite d’exister mais qui n’est pas suffisante : il s’agit d’une première étape nécessaire à la diversification de la rémunération des médecins, qui doit être étendue et représentative de l’activité », déclare le Dr. Sophie Augros. « Nous souhaitons avant tout pouvoir proposer une prise en charge optimale à chaque patient. Pour cela, nous prônons la diversification pour que le prix corresponde à la pratique du médecin. C’est ce qui nous semble être le plus juste et ce que nous souhaitons mettre en place pour la médecine de demain. », conclut-elle.

Pour ReAGJIR, l’augmentation du prix de la consultation chez le médecin généraliste ainsi que la création des deux nouveaux tarifs sont des évolutions souhaitées par la profession. Elles vont dans le bon sens dans la mesure où la rémunération se doit d’être proportionnelle à la complexité de l’acte. Nous assistons aux prémices d’une diversification des modes de paiement très attendue.

Contacts presse
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Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com


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La Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) : Un dispositif d’avenir qui reste à améliorer

Paris, le 21 avril 2017.

Cette semaine, la ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) a été versée aux médecins généralistes libéraux au titre de l’année 2016. Qu’est-ce que c’est ? À qui est-elle attribuée et sur quels critères ? ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), fait le point sur un dispositif récent qui mérite d’être perfectionné.

La ROSP, qu’est-ce que c’est ?

Expérimentée en 2011 et généralisée depuis 2012, la ROSP est un dispositif négocié entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins qui remplace l’ancien CAPI (Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles). L’objectif de la ROSP est d’améliorer la prise en charge des patients et les soins prodigués. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une rémunération supplémentaire attribuée principalement aux médecins généralistes selon des objectifs de santé publique. Cette rémunération vient compléter le traditionnel paiement à l’acte.

Le récent versement de la ROSP est le dernier de la période 2012-2016, correspondant à la précédente Convention médicale. Les critères d’évaluation seront par conséquent amenés à évoluer l’année prochaine.

Ainsi, la ROSP s’appuie pour la dernière fois sur deux piliers : l’organisation du cabinet et la qualité de la pratique médicale.

Les indicateurs d’organisation du cabinet et de qualité de service portent sur l’informatisation du cabinet et l’utilisation des échanges dématérialisés avec l’Assurance Maladie.

Les indicateurs de qualité de la pratique médicale s’articulent autour de trois axes : le suivi des pathologies chroniques, la prévention et l’efficience des prescriptions. Ils concernent par exemple le suivi des patients diabétiques, le taux de vaccination contre la grippe ou encore la prescription de médicaments génériques.

A partir d’un taux de départ ou niveau initial défini pour chaque indicateur selon la situation initiale de chaque médecin, un taux de suivi est calculé annuellement et permet ensuite de déterminer un taux de réalisation par rapport à l’objectif cible qui donne un nombre de points pour chaque critère. Le médecin est donc incité à modifier sa pratique dans la durée.

Le nombre total de points obtenus est ensuite pondéré par la patientèle. La base choisie est de 800 patients. Ce mécanisme permet certes de limiter les revenus des médecins ayant une patientèle importante, mais il pénalise dans le même temps les jeunes généralistes qui s’installent et n’atteignent souvent ce seuil qu’après plusieurs années d’exercice. La bonne pratique n’est donc pas toujours bien récompensée !

Et la nouvelle ROSP dans tout ça ?

Les nouveaux critères de la ROSP 2017-2021 perdent la partie « organisation du cabinet ». En effet, ces critères seront désormais pris en compte dans le nouveau forfait structure qui sera versé pour la première fois en 2018.

Les critères rénovés se recentrent sur les seuls indicateurs de qualité des pratiques cliniques et s’articulent autour de trois axes : le suivi des pathologies chroniques, la prévention et l’efficience des prescriptions. Le nombre total d’indicateurs passe de 24 à 29 pour les médecins généralistes. Ces indicateurs ont été fixés en grande partie grâce au travail du Collège de la Médecine générale, sur la base des dernières recommandations en vigueur. Ils pourront également être facilement révisés. ReAGJIR portait depuis plusieurs années ces deux revendications, aujourd’hui entendues.

Autre nouveauté, la ROSP inclut désormais des indicateurs spécifiques de suivi des plus jeunes par le médecin traitant de l’enfant. Ces indicateurs concernent majoritairement des objectifs de prévention (dépistage de l’obésité, suivi bucco-dentaire, vaccination, …)

Les remplaçants à nouveau exclus

Une fois de plus, les médecins généralistes remplaçants sont exclus de la ROSP. En effet, bien qu’ils appliquent les tarifs définis par la Convention médicale, ils n’en sont pas signataires et n’ont pas droit aux contreparties. Par la voix de sa Présidente, le Dr. Sophie AUGROS, ReAGJIR rappelle l’importance des remplaçants dans le paysage médical français et se désespère du traitement différent qui leur est réservé : « Aujourd’hui le calcul de la ROSP ne concerne que les médecins installés. Pourtant nous avons 11 285 médecins remplaçants en France[i] qui assurent la continuité des soins et remplacent en moyenne 6,1[ii]médecins installés par an, c’est énorme ! On ne peut pas continuer à les mettre à part et les exclure d’un dispositif performant. ».

En effet, les remplaçants sont primordiaux : ils participent pleinement au bon fonctionnement de notre système de soin et permettent aux installés de bénéficier d’un relais de qualité pour leurs patients quand ils sont absents (congé maternité, arrêt maladie, vacances). Notre système de santé ne peut se passer d’eux. Interrogés sur leur vision de la ROSP[iii], 91 % des remplaçants en faveur d’un tel dispositif trouvent qu’il faudrait mettre en place des critères spécifiques à leur exercice. Puis, une fois installés ils basculeraient sur la ROSP commune et le calcul repartirait à zéro afin de prendre en compte les spécificités de leur nouvel exercice.

L’idée serait d’instaurer par exemple des critères concernant :
–          la permanence des soins,
–          le remplacement en zone fragile,
–          la valorisation de l’utilisation de la Carte de Professionnel de Santé[iv] du Remplaçant ou la Carte de Professionnel de Santé en Formation.

« La ROSP optimise la prescription, améliore le suivi des pathologies chroniques et devrait rendre plus efficace la prévention. Alors pourquoi ne pas l’ouvrir à tous ? », se demande le Dr. Sophie AUGROS.

Repenser la rémunération des médecins : un prérequis pour avancer

La ROSP est aussi un mode de rémunération qui complète et diversifie l’existant, à savoir le paiement à l’acte. Cette diversification est chère à ReAGJIR qui souhaite qu’elle soit développée afin de correspondre à la pratique actuelle de la médecine. En effet, l’évolution du métier donne aujourd’hui une place importante à la prévention et à la prise en charge des pathologie chroniques, ce qui implique une forte coordination des professionnels de santé autour du patient avec notamment les rappels pour des examens comme les frottis, vaccinations, etc.

Pourtant, en 2017, les généralistes sont rémunérés essentiellement à l’acte et, quand bien même s’y ajoutent d’autres formes de rémunération, cela ne correspond plus à l’exercice de médecin de premier recours : « La diversification n’est pas synonyme d’augmentation des tarifs mais bien de correspondance des modes de rémunération à chacune des missions du généraliste. L’idée est de pouvoir offrir la meilleure prise en charge aux patients. De plus, les médecins devraient pouvoir déléguer à un auxiliaire certaines tâches ou la prévention, ce qui pourrait être valorisé dans la ROSP permettant ainsi le financement d’un adjoint de prévention. », précise le Dr. Sophie AUGROS.

Pour ReAGJIR, la ROSP est un dispositif d’avenir qui fait pleinement partie de cette volonté de diversification de la rémunération des médecins généralistes.

« Rémunérer les médecins qui pratiquent une médecine de qualité est gage de l’amélioration de la prise en charge des patients. La ROSP, en tant que rémunération complémentaire au paiement à l’acte va dans le sens de la diversification des modes de rémunération que nous demandons pour faire correspondre les missions du généraliste de premier recours à la réalité de son exercice aujourd’hui. Bien qu’il aille dans le bon sens, ce dispositif optionnel reste perfectible (avec encore des points à améliorer[v] que ReAGJIR a identifiés) et devrait être également adapté et proposé aux remplaçants. », conclut Sophie AUGROS.
 

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com
ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com

[i] Source : l’Atlas de la démographie médicale 2016 du Conseil de l’ordre des médecins
[ii] Enquête nationale via un questionnaire auto-administré en ligne, du 30 mai au 15 août 2016, 519 réponses enregistrées. Résultats complets : https://www.reagjir.fr/2016/10/10/remplact-3-enquete-nationale-resultats-complets/
[iii] Enquête nationale via un questionnaire auto-administré en ligne, du 30 mai au 15 août 2016, 519 réponses enregistrées. Résultats complets :https://www.reagjir.fr/2016/10/10/remplact-3-enquete-nationale-resultats-complets/
[iv] Carte professionnelle personnelle garantissant l’identité du médecin prescripteur
[v] Cf.  « Les 13 points de la ROSP à améliorer selon ReAGJIR »

Lundis du CROM

Le Conseil Régional d’Ile-de-France de l’Ordre des Médecins organise des soirées de formation à destination des jeunes médecins et internes, sur des thèmes ayant lien avec la déontologie, la législation, etc…

Même si les thèmes ne sont pas forcément « sexy » au premier abord, l’expérience des membres du CROM et les solutions proposées permettent d’améliorer notre exercice en restant dans les clous de la loi et du Code de Déontologie, alors que ces choses sont souvent peu abordés en détail lors de nos études.

Pour vous inscrire à ces soirées gratuites (+ diner offert par le CROM !) , envoyez-nous un mail à reagjir.idf@gmail.com.

Affiche lundis déontologiques - juin - octobre 17